Koh Chen, Mekong cruises
Au bac de Nek Luong, sur la rive opposée à la route nationale No 5 se trouve le village de Kô Chen (l’île chinoise), petit village dont les habitants se sont spécialisés dans le travail de l’argent et du cuivre et où sont façonnés les objets d’ornements utilisés pendant les cérémonies traditionnelles à la pagode ou pendant les mariages.
Des kilomètres et kilomètres de rizières, semées de palmiers à sucre – un véritable symbole national, s’étendent autour de la colline.
Au sommet, les ruines du temple d’Anthareu dont la légende est politiquement très orientée : une critique des rois qui protègent les Chinois sans réfléchir à l'intérêt des Cambodgiens.
Le temple fut construit par des Chinois (son entrée principale donne sur le Nord), en rappel d'une vieille légende : un de leurs empereurs était très malade. Ses astrologues lui dirent que la cause de sa maladie se trouvait au Cambodge, à Athareu, et qu'il convenait de déjouer le sortilège. Ce qui fut fait et l'empereur guérit.

Les Cambodgiens ont une autre histoire : il se trouvait à cet endroit une grotte, demeure d'un génie qui protégeait le Cambodge. Les Chinois décidèrent de boucher la grotte et construisirent ce temple. Quoi qu'il en soit, il fut bombardé sous le régime Lon Nol, comme toute la région de Oudong qui était considérée comme un repaire Khmer rouge.
A cause du mauvais état de ce temple, Sa Majesté le roi Norodom, l'auguste personne, utilisa de l'argent venu du trésor royal et des quêtes chez les gens du royaume pour cette reconstruction dont le chef du clergé Tieng dirigea en personne les travaux. Ce nouveau temple fut terminé et on en fit le bornage rituel en 1911 durant le règne de Sa Majesté Sisowath.
